Altitona

Echanges, débats, diffusion d'infos et projets de l'association Altitona
Accueil­Portail­Calendrier­FAQ­Rechercher­S'enregistrer­Membres­Groupes­Connexion
Partager | 
 

 PRESSE : "Un poète dans la ville", DNA, ven 20 oct

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin


Nombre de messages: 27
Date d'inscription: 23/12/2005

MessageSujet: PRESSE : "Un poète dans la ville", DNA, ven 20 oct   Ven 20 Oct - 8:10

Citation:

Un poète dans la ville


L'opération « Lire en fête » à Rosheim était dédiée ce week-end au poète Maxime Alexandre, qui repose au cimetière local depuis 1976. Un hommage à l'initiative de deux spécialistes en littérature, Raphaël Heyer et son père René.


« Une ville, un auteur », le thème de Lire en fête 2006, semblait fait pour ressusciter la mémoire du poète alsacien, né à Wolfisheim en 1899, qui a choisi la cité romane comme dernière demeure. Raphaël Heyer, lui-même poète ainsi que comédien, intervenant bénévole à la bibliothèque municipale, a aussitôt pensé à l'écrivain dont son père, René Heyer, lui avait fait découvrir l'oeuvre voici quelques années.

L'itinéraire
d'une vie nomade

Pour mieux faire connaître Maxime Alexandre, contemporain de Jean-Hans Arp, de René Schickelé et de Romain Rolland, une conférence dans les salons de l'hôtel de ville était animée samedi soir par René Heyer. Juif né en Alsace allemande, le poète compose ses premiers textes à l'âge de 13 ans. Il apprend le français en Suisse, durant la première guerre mondiale. Ses rencontres avec Breton, Desnos ou Aragon le feront adhérer au mouvement surréaliste, qu'il délaissera en 1932 pour publier prose et poésie reconnues par le monde littéraire de l'époque. La deuxième guerre mondiale, qui le laisse traumatisé, lui inspire plusieurs écrits entre 1945 et 1946. Sous l'influence de Paul Claudel, Maxime Alexandre va se convertir au catholicisme en 1949. Professeur de français et d'allemand, le poète publie dans les deux langues, au gré d'innombrables déménagements jusqu'en 1972. Gravement malade, il demeurera alors à Strasbourg jusqu'à son décès le 12 septembre 1976. Sa dernière demeure, il l'a souhaitée proche du mont Sainte-Odile, qu'il aimait particulièrement. Son choix s'est porté sur Rosheim, où il s'était fait des amis, comme le peintre Louis Wagner ou Me Keller, le notaire de la localité.

Un « concertino poétique »
viendra clore
le périple

Dimanche après-midi, place à une découverte inédite du poète, imaginée par Raphaël Heyer comme un parcours ponctué de rencontres à travers la cité romane. Sept arrêts pour les promeneurs amateurs de poésie, grands et petits, à écouter des extraits de l'oeuvre de Maxime Alexandre, lue par des poètes d'aujourd'hui devant la porte du Lion, sur le parvis de l'église romane, ou bien encore sous le lavoir. A la bibliothèque municipale, l'étape est ludique, invitant les plus jeunes de confectionner des cocottes en papier, à accrocher à un poème. Au cimetière de Rosheim, c'est Raphaël Heyer qui est là, devant la tombe de Maxime Alexandre, à lire des extraits de l'oeuvre du poète à ceux qui viennent l'écouter. Ils défileront, en petits groupes d'amis ou en famille, séduits par l'approche. Parmi eux, Sylvia, la fille du poète, invitée par les organisateurs. Comme une apothéose, un « concertino poétique » viendra clore le périple, à l'école maternelle Sainte-Marthe, où s'écoule la lecture de poèmes, rythmée par des sonates italiennes du 18e siècle, des musiques hongroises ou argentines.



MLE

Au cimetière, devant la tombe de Maxime Alexandre, Raphaël Heyer lit des extraits de l'oeuvre du poète. (Photo DNA)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://artmaintenant.forumculture.net
 

PRESSE : "Un poète dans la ville", DNA, ven 20 oct

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Altitona :: E-plateforme-